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Régionales 2004

Développer la recherche en Bourgogne

Propositions des Verts Bourgogne

mardi 9 mars 2004

Le dynamisme en matière de recherche est déterminant pour le développement économique d’une région ainsi que pour son rayonnement national et international.
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En France : l’effort de recherche représente 2,2% du PIB (0,9% public, 1,3% privé). La France est loin derrière les USA (2,7%), la Suède (3,7%)… L’objectif de 3% du PIB en 2010 promis par Chirac n’est plus de mise ! La recherche publique se déroule dans les universités, les Établissements Publics à vocation Scientifique et Technologique (CNRS, INSERM, …), les Établissements Publics à vocation Industrielle et Commerciale (CEA, CNES…).

Le nombre de chercheurs rapporté à la population active est de 6% en France contre 8% aux USA, ce retard sera difficile à combler : des départs en retraites massifs sont attendus, le recrutement public est en baisse et les étudiants se détournent de plus en plus des études scientifiques. Le quart du budget public de recherche est destiné à la recherche militaire, une part importante du reste est consacrée à de grands projets comme le nucléaire civil ou l’espace.

La faiblesse des crédits conduit la recherche publique à s’orienter vers la recherche appliquée valorisable immédiatement au détriment de la recherche fondamentale non immédiatement rentable mais pourtant essentielle (voir le laser !) Des secteurs sont traditionnellement délaissés : les énergies renouvelables, la santé publique, l’épidémiologie, les sciences humaines, d’autres sont sinistrés : archéologie, ethnologie.

En Bourgogne : Alors que le poids de la Bourgogne dans l’économie nationale est de 3% (PIB, démographie, population active) son poids dans l’effort de recherche est faible : elle ne consomme que 0,8% du budget public national et l’effectif de ses chercheurs/ingénieurs n’est que de 1,8% de l’effectif national.

L’essentiel de la recherche publique a lieu à l’Université de Bourgogne (dont font parties les Unités Mixtes de Recherche associées au CNRS), le reste se partage entre le CNRS (Centre européen des sciences du goût), l’INRA, le CEA, l’ENESAD et l’ENSAM. La plus gande part de ces structures est concentrée sur le pôle dijonnais (avec quelques éléments à Châlon s/ Saône, Le Creusot, Nevers). C’est le secteur agro-alimentaire qui compte le plus grand nombre de chercheurs.

L’action du Conseil Régional de Bourgogne :

Le dynamisme en matière de recherche est déterminant pour le développement économique d’une région ainsi que pour son rayonnement national et international. Il n’est pas dans les compétences des régions de définir les grandes orientations de la recherche. Les régions peuvent aider financièrement la recherche de leur propre initiative ou par l’intermédiaire des Contrats de Plan Etat/Région (CPER).

En 2003, la Bourgogne a consacré à la recherche 7,9 millions d’euros soit moins de 3% de son budget global (par ailleurs l’un des plus faibles de toutes les régions !) ; par comparaison, la Bretagne y a consacré 4% de son budget soit 12,98 millions d’euros !)

L’action de la région se partage entre

  • le soutien à l’équipement des laboratoires pour leur recherches propres ou pour facilité le transfert de technologies vers les entreprise ( 50%),
  • l’accueil de nouvelles équipes de recherches,
  • les allocations de recherches ( 20%) : bourses de DEA, thèses et post-doc,
  • la promotion de la recherche et de la culture scientifique (3%),
  • le soutien aux transferts de technologie et innovations.

Faiblesses essentielles de la politique du CR : budget faible, peu de lisibilité de la cohérences des aides et des critères d’attributions

Les propositions des Verts

Accroître le budget consacré à la recherche et mieux utiliser ce budget :

  • ne pas se contenter de financer des équipements sans se soucier de leur utilisation par les structures de recherche (problème du Centre européen des sciences du goût pour lequel le CNRS n’a pas su y attirer et y maintenir les chercheurs nécessaires)
  • privilégier les recherches à haute utilité sociale (santé publique, sécurité, agriculture "durable", énergies renouvelables…) notamment par une politique claire et volontariste de soutien à l’innovation dans ces domaines (au niveau de l’incubateur régional par exemple).
  • veiller à ce que le transfert de technologie (recherche publique vers entreprises) soit bien de l’échange équitable
  • soutenir la recherche fondamentale (le CPER 2003-2006 n’a rien prévu pour la recherche mathématique bourguignonne qui est pourtant internationalement reconnue) et les sciences humaines.
  • développer les actions de communications chercheurs/citoyens, chercheurs/lycéens
  • mettre à disposition des organisations citoyennes (syndicats, associations de consommateurs, associations de défense de l’environnement…) des pôles d’expertises scientifiques indépendants.
  • promouvoir les filières scientifiques en direction des lycéens, et lycéennes !
  • accroître le rayonnement international (et surtout européen) de la recherche en bourgogne : aide aux équipes de recherche bourguignonnes pour leur insertion dans les grands programmes européens, bourse pour les étudiants bourguignons désirant poursuivre des recherches en Europe, amélioration de l’accueil des chercheurs étrangers en Bourgogne (logement, guichet unique pour les démarches administratives…)
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