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Entretien avec Alain Cordier :

vendredi 8 octobre 2004

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Avec un deuxième mandat de conseiller régional et une délégation de vice-président, Alain Cordier revient sur son expérience au sein de la Région. Il fait le point sur ses attributions et évoque déjà les premiers projets.

Après la victoire de la liste d’union de la gauche " pour une Bourgogne républicaine, sociale et écologique " conduite par François Patriat, tu viens d’accéder à une vice-présidence du Conseil régional. Comment envisages-tu cette nouvelle attribution ?

Alain Cordier : La délégation dont j’ai la charge porte sur trois points : l’environnement, l’énergie, et le développement durable. Ce dernier aspect implique un travail avec l’ensemble de nos collègues de la majorité. A quoi servirait une mission " environnement ", même renforcée, si les autres actions menées allaient à l’encontre du développement durable ? L’écologie ne peut plus être confinée dans le seul rôle de défense des milieux naturels ; elle doit maintenant peser sur l’ensemble des politiques qui seront mises en œuvre en Bourgogne.

Tu étais déjà conseiller régional en 1998 aux côtés de deux autres élus Verts. Comment s’est effectuée la transition entre les deux mandats ?

A.C. : Après des années au service de l’écologie dans les rangs de l’opposition, les Verts ont gagné de nouvelles fonctions exécutives, au sein d’une équipe majoritaire. Le travail que nous avions mené auparavant a facilité une adaptation rapide. Nous avions déjà engagé des consultations sur chaque sujet avec des experts, des associations, les syndicats et les acteurs institutionnels. Cette politique de dialogue avait renforcé le réalisme et la crédibilité de nos propositions. Nombre d’entre-elles avaient d’ailleurs été intégrées dans la " charte de l’environnement " de la Région, sous Soisson. Le budget trop faible consacré alors à l’environnement n’avait pas permis de les concrétiser comme nous l’aurions souhaité.

Comment entends-tu concilier ton rôle d’élu et tes engagements militants ?

A.C. : Les élus Verts sont à l’écoute et au service de tous certes, mais dans le respect des engagements qui ont été pris. Je suis, et je resterai, un militant au service de l’écologie. J’ai participé depuis l’élection de mars à de nombreuses manifestations et actions de terrain, aussi bien contre les remembrements dévastateurs que pour défendre la Sécu ! Par ailleurs, Je resterai actif dans le conseil de développement du pays de Bresse et dans les associations pour poursuivre mes actions en faveur de la protection du patrimoine naturel, historique et culturel

Quels sont dorénavant les objectifs et les premières actions en tant que vice-président ?

A.C. : Deux concrétisations me tiennent particulièrement à cœur. La première concerne la mise sur pied d’un plan de sauvetage du bocage. La valeur agronomique, écologique, hydraulique et esthétique de ces plantations est défendue par de multiples études et elle est enseignée dans les lycées agricoles. Comment peut-on accepter que cette réalité soit encore à ce point niée sur le terrain ? Les arrachages systématiques des haies détruisent chaque saison ce que nous devons considérer comme un élément patrimonial essentiel de la Bourgogne. Autre projet : la mise en œuvre d’un fonds régional pour l’élimination des sites pollués. Actuellement, en Bourgogne, 5 560 sites industriels anciens sont recensés. Aux risques de pollutions s’ajoutent également les difficultés pour redonner vie à des zones particulièrement mal gérées. Mais l’implication de la Région ne devra pas pour autant exonérer l’Etat de ses responsabilités. C’est à lui que revient la surveillance sanitaire et environnementale. Je pense ici au problème des cinq sites dits " orphelins " en Bourgogne auquel il doit faire face. La région doit mettre tout son poids politique dans l’exigence de réponses à la hauteur des dégâts qui ont été commis. D’une manière générale, j’entends mettre en place au plus vite des politiques nouvelles sans pour autant négliger l’exigence démocratique qui implique l’écoute et la discussion. Trouver un équilibre entre le désir de rapidité dans l’action et le temps nécessaire accordé à la concertation : voilà un exercice qui vient peser sur un agenda déjà chargé mais qui s’avère indispensable !

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