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Communiqué de presse

Avec les porcheries industrielles sur caillebotis, la Bourgogne va à contre courant !

Alain CORDIER, vice-président du Conseil régional

jeudi 7 avril 2005

La multiplication des projets d’extension de porcheries industrielles en Bourgogne inquiète à juste titre les populations rurales voisines et tous ceux qui sont attachés à la défense de l’environnement. En ce sens, le mode d’élevage choisi pour les porcs est toujours le moins satisfaisant : il s’agit d’élevage sur caillebotis notamment pour les projets de Reclesne (71) dans le Morvan et de St-Gervais-en-Vallière (71), dans le Val de Saône.
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Ce procédé, grand producteur de lisier, est source de pollutions des eaux et de multiples nuisances pour le voisinage, mauvaises odeurs surtout. L’image de marque des territoires concernés est évidemment fortement dégradée, avec en premier lieu un impact direct sur les emplois et les ressources qu’un pays rural attrayant peut attendre du tourisme. Les rivières de Bourgogne sont pratiquement toutes en très mauvais état, et le souci de la ressource en eau et de la qualité de la vie devrait imposer immédiatement un arrêt total de ce type d’installation.

L’agriculture y gagne-t-elle quelque chose ? A l’heure où le consommateur se fait plus exigeant sur la qualité, évidemment pas, et les multiples crises de la vente du porc, parfois autour de 1 euro le kilo, ne permettent pas un revenu sûr et convenable malgré les aides publiques ! Manque d’espace, stress, doses fortes de médicaments… rien de bien satisfaisant pour le consommateur, ni pour l’éleveur.

Existe-t-il d’autres modes de production ? Bien entendu : les élevages bio, les élevages en plein air sont possibles et permettent d’obtenir des produits de grande qualité. Mais les centaines d’opposants aux projets actuels ne sont pas aussi exigeants : ils proposent simplement que soit choisie la méthode d’élevage sur litière, qui apporte nettement moins de nuisances, notamment olfactives, qui pénalise moins le bien-être animal, et qui produit des fumiers ou des litières bio-maîtrisées plutôt que les très nocifs lisiers liquides. Sur le plan économique, les bâtiments sont moins coûteux, tout en étant plus aérés, plus lumineux, plus agréables. Des collectivités, le Conseil général des Côtes d’Armor par exemple, encouragent financièrement de tels élevages et la conversion des élevages sur caillebotis. La Bourgogne continuera-t-elle d’aller à contre courant ?

Qui est responsable ? Les politiques nationales en matière d’agriculture en tout premier lieu, et le laxisme en matière de pollution des eaux. Les Verts exigent une application effective du principe pollueur-payeur. Sont aussi responsables les collectivités locales qui aident de telles installations. Si la région Bourgogne ne donne pas un euro pour ces installations de porcheries sur caillebotis elle soutient encore sans discrimination la filière porcine : c’est pourquoi les Verts se sont opposés en 2004 à la subvention globale à cette filière. Mais le débat s’engage au Conseil régional, et il est décidé désormais d’encourager les élevages au sol, ou biologiques, ou bien sur paille.

Rien n’est cependant possible si les préfectures continuent, contre l’avis de centaines d’opposants, d’accorder des autorisations pour ces élevages sur caillebotis. Les Verts soutiennent les opposants et demandent un arrêt immédiat de toute nouvelle installation en Bourgogne.

23 février 2005 Alain Cordier



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