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Réponse au courrier du Groupe Vert de l’agglomération dijonnaise

Un projet à risque au dessus de la nappe phréatique Dijon-Sud (suite)

La position du Syndicat Mixte du Dijonnais

jeudi 21 avril 2005

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Dijon, le 20 avril 2005

Monsieur,

J’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt de votre lettre du 11 avril dernier concernant le projet d’implantation d’un atelier de réparation de véhicules automobiles à Chenôve, c’est-à-dire sur la nappe sud de Dijon.

Bien que le Syndicat Mixte du Dijonnais (SMD) soit l’établissement public de coopération intercommunale ayant -au nom de la Communauté de l’agglomération dijonnaise- compétence dans le domaine de l’eau (captage et pompage de l’eau, traitement pour la rendre potable et distribution jusque chez le particulier ou l’entrepreneur), je n’ai été sollicitée d’aucune demande d’avis à communiquer aux membres du Conseil Départemental d’Hygiène.

Comme vous le savez, la nappe sud de Dijon fait l’objet depuis plusieurs années, d’abord avec le Syndicat Mixte d’Alimentation en Eau du Sud de l’Agglomération Dijonnaise (SMAESAD) puis maintenant avec le Syndicat Mixte du Dijonnais d’une démarche active des élus pour prendre les dispositions nécessaires à sa reconquête.

Ainsi, le Syndicat Mixte du Dijonnais a-t-il décidé d’investir avec son délégataire de service public environ 3 000 000 d’euros pour :

  • réhabiliter les puits de Chenôve (mise en place d’un filtre à charbon actif sur le site) et de Marsannay-la-Côte (séparation des deux aquifères),
  • construire une usine de traitement sur le site de Marsannay-la-Côte avec une double fonction : d’une part, un rôle de dépollution en cas d’accident de la nappe superficielle par stripping avant rejet au réseau d’eaux pluviales, d’autre part, un rôle de production d’eau potable,
  • assurer l’interconnexion entre les sites de pompage de Chenôve et de Marsannay-la-Côte, mais également entre les réseaux de Marsannay-la-Côte et Longvic.
  • mettre en place un réseau de surveillance et d’alerte afin de prévenir tous risques de pollutions accidentelles.

Au-delà de ces principes, il s’agit également d’élargir les sources d’approvisionnement en eau potable de l’ensemble de l’agglomération en portant d’ici l’année prochaine les prélèvements à hauteur de 1.6 million de m3 contre moins de 0.5 millions de m3 en 2003.

Cette nappe sud de Dijon est donc d’une grande importance et je ne peux que m’étonner de l’avis du Conseil Départemental d’Hygiène.

Aussi, j’interviens ce jour auprès de Monsieur le Préfet de la Côte d’Or afin d’obtenir les éléments du dossier et attirer son attention sur l’extrême sensibilité de la nappe sud et la réflexion particulière qui doit être menée notamment lors de l’examen des dossiers industriels.

Je ne manquerai de vous tenir informé des précisions dont je serai destinataire.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

La Présidente, Colette POPARD, Conseillère Générale



  • Syndicat Mixte du Dijonnais (SMD)
  • Syndicat Mixte d’Alimentation en Eau du Sud de l’Agglomération Dijonnaise (SMAESAD)

(illustration de Y. W.)

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