EELV-Côte d'Or EELV-Côte d'Or

Conseil Régional de Bourgogne

Synthèse de l’action du Groupe Vert, 1998-2003.

mercredi 10 septembre 2003

Composition du groupe : Alain Cordier (Président), Bruno Diano, Bernard Pesquet. Le groupe a eu pour assistants successivement Maïté Aymes, Sébastien Appert, Nicolas Guillemet.
Envoyer à un ami
Version imprimable de cet article

Le groupe des élus verts s’est constamment préoccupé d’améliorer la politique régionale en faveur des bourguignons, de leur emploi, de leur qualité de vie, tout en s’opposant sans relâche à une majorité qui regroupe toujours autour de M. Soisson la droite et l’extrême droite, unis depuis cinq ans dans tous les votes importants.

Un des événements des élections régionales de 1998 a été l’élection de quatre présidents de région de droite en alliance avec le Front National. En Bourgogne, cette alliance préparée de longue date a rassemblé la quasi totalité des dirigeants de droite, « centristes » UDF compris, et il n’a pas été possible, comme en Rhône-Alpes, de trouver une solution permettant d’écarter l’extrême droite du pouvoir. La mobilisation a été forte contre le FN, dans la rue, dans les lycées et les hôpitaux, où les représentants du conseil régional n’ont jamais été acceptés lorsqu’ils avaient l’étiquette FN. Nous avons aussi mené des bagarres juridiques contre l’exécutif, avec deux succès de taille en tribunal administratif.

L’éclatement du groupe Front National en trois parties suite à la scission mégrétiste et de multiples manœuvres du très habile Soisson ont permis de donner l’impression d’un fonctionnement républicain du conseil régional, et la presse nationale s’est désintéressée de cette alliance qui pourtant fonctionne encore lors de tous les votes importants. C’est dans ce contexte difficile que le groupe vert a tenu le pari d’être à la fois le seul groupe dont l’opposition a été constante, notamment lors des votes budgétaires, et une force de proposition positive. Certes, nos propositions ont été souvent repoussées, sous pression notamment des élus CPNT lorsqu’il s’agissait d’environnement, et parce que pour conserver le soutien du FN, M. Soisson a gardé comme seule boussole le maintien d’une fiscalité très basse. Néanmoins, cette politique de propositions et d’amendements a permis d’obtenir quelques améliorations ponctuelles, et aussi de faire connaître les positions concrètes des verts.

Un travail de liaison entre les associations, les citoyens, et le conseil régional.

Le groupe vert a tenu à élaborer ses propositions après de multiples rencontres et consultations : syndicats ouvriers et agricoles, associations de défense de l’environnement, de soutien aux personnes handicapées, associations culturelles, travailleurs sociaux… Par ailleurs, nous avons eu à traiter un nombre considérable de dossiers pour lesquels des citoyens ou des associations faisaient appel à nous (dossiers qui n’étaient pas tous du ressort du conseil régional). Nous avons tenu à rendre compte de nos actions dans vingt « bulletins » largement diffusés, auxquels s’ajoutent des conférences de presse, des publications thématiques.

Défendre pendant cinq ans les propositions sur lesquels nous avons été élus. Nous avons mené un travail de harcèlement de l’exécutif à travers des vœux et des amendements à répétition, qui ne peuvent être cités tous ici :

  • Gratuité des livres et équipements scolaires pour les lycéens
  • Plan de sauvegarde des haies et du bocage
  • Protection des milieux naturels, de la faune sauvage, soutien à Natura 2000
  • Création d’une ligne budgétaire pour lutter contre les nuisances sonores
  • Création d’un fonds de garantie bancaire destiné aux associations
  • Etude pour la création de deux parcs naturels inter régionaux : Bresse et Chatillonais
  • Emploi et mobilité des travailleurs handicapés
  • Règles sociales et environnementales pour les aides aux entreprises
  • Soutien à l’agriculture biologique
  • Gestion écologique des forêts, essences variées, futaies irrégulières
  • Aides aux ensembles de musiciens ou de choristes
  • Soutien au sport en milieu rural
  • Soutien au commerce équitable, à la coopération décentralisée Nord-Sud
  • Aides aux énergies renouvelables, aux constructions "Haute Qualité Environnementale" (HQE)
  • Aides aux associations de défense de l’environnement
  • Amélioration du réseau ferroviaire existant, développement du fret ferroviaire
  • Accès pour tous à la culture, livres pour les mal voyants…

N’ont été acceptés que des aménagements mineurs, suite à ces amendements : soutien aux musiciens, subvention aux lamiers pour l’élagage des haies, soutien au sport en milieu rural, achat de café issu du commerce équitable, soutien doublé à l’agriculture biologique…

A l’approche du prochain verdict populaire, Jean-Pierre Soisson choisit d’accepter des amendements pourtant repoussés pendant cinq ans. Ainsi un plan de sauvetage du bocage vient d’être inscrit, à notre demande, mais on attend encore un financement conséquent ! De même, après avoir accepté un fonds de financement du matériel et des livres des lycéens, Soisson s’est appliqué à ne pas le mettre en œuvre, puis l’a réduit à la fourniture d’un ordinateur portable aux élèves des LEP.

Verdir l’aménagement du territoire ?

Notre action a été plus directement efficace lors des multiples réunions techniques de préparation du contrat de plan état-région, des schémas de services collectifs, de la politique de mise en place des pays et agglomérations.

Cependant, malgré des améliorations ponctuelles bien réelles que nous avons obtenues, l’ensemble de la politique d’aménagement du territoire est restée très favorable aux bétonneurs et aux goudronneurs, et la déception a été rude chez nos sympathisants, qui ont bien perçu que presque tous les arbitrages interministériels nous étaient défavorables, et que l’écologie « se faisait avoir ». Des dix huit mois de travail sur le contrat de plan, des dizaines d’amendements que nous avons écrits et soutenus, parfois avec succès, de la brochure grand public de 14 pages que nous avons diffusée sur nos propositions (« Un plan vert pour la Bourgogne »), que reste-t-il ? Quelques améliorations des textes initiaux, des tonnes de papier…mais aussi une image de cohérence et de sérieux que nous ont accordée les spécialistes, les associations, le petit cercle de ceux qui ont suivi de près ces débats.

De même, notre travail sur la plupart des schémas de service a étonné la plupart des élus, très souvent absents des commissions et réunions de travail. Nous avons donc été amenés, bien que très minoritaires, à être rapporteurs en séance plénière pour quatre schémas de service sur huit ! Il faut dire que nos dizaines de pages de contribution tranchaient avec l’absence de propositions des autres groupes. Soisson pensa qu’il était habile de ne rien repousser et joignit l’ensemble de nos textes à l’avis donné par la région. Il laissait ainsi à nos alliés socialistes le soin de faire le tri parmi les contributions des écologistes.

Nous avons soutenu la politique de mise en place des pays selon la loi "Voynet" [1]. Face à une droite réticente, qui a tenté par diverses manœuvres de conserver son contrôle des territoires ruraux, nous avons encouragé des démarches de démocratie participative pour l’écriture de bonnes chartes de pays.

Après le montage de quatre budgets sans progression des actions « environnement » la majorité Soisson a voulu redorer son blason sur ce sujet et au printemps 2002 une charte de l’environnement en Bourgogne fut votée, intégrant de nombreuses contributions des Verts, validant ainsi notre discours depuis le début du mandat.

Elus sur des listes « gauche plurielle », sur des programmes qui intégraient bien les préoccupations des écologistes, nous avons été des partenaires sans doute exigeants, mais fiables et loyaux. Nous avons constamment défendu ce programme initial validé par les électeurs. Nous avons souvent obtenu le soutien de nos partenaires socialistes sur des propositions ponctuelles. En revanche, l’attitude conciliante adoptée par le groupe socialiste envers la majorité Soisson en milieu de mandat nous a choqués et n’a pas permis de vote commun dans cette période. Néanmoins, le travail en commun effectué avec certains élus de gauche contre cette majorité ultra-réactionnaire nous fait refuser absolument l’équation imbécile droite=gauche. Nous avons, je crois, su conserver notre autonomie et respecter nos engagements.


Pour contacter le groupe : Crb.gpc.vert wanadoo.fr

Notes

[1] Loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire du 25 juin 1999

Top
L’ours | Présentation Europe Ecologie Côte-d’Or
Plan du site | Revue de Web | Site réalisé par Oizoo avec SPIP | SPIP
Les Verts de Côte d’Or - 23, rue Saumaise 21000 Dijon