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Bulletin du groupe Vert juillet 2005

Changement climatique

Jean-Patrick Masson, adjoint au maire

jeudi 1er septembre 2005

Cet article est le premier d’une série qui traitera de la problématique du changement climatique en lien avec l’effet de serre. Le choix de traiter ce sujet en priorité est lié au constat que nous pouvons tous faire sur l’importance des enjeux tant au plan environnemental strict (intempéries, modification des écosystèmes, ...), qu’au plan social (déplacement des populations, renchérissement des denrées alimentaires, voire famines,...) et économique (mutation rapide des productions agricoles, dégâts causés qui nécessitent de nouveaux investissements, renchérissement du coût des assurances, ...).
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Les Verts sont mobilisés pour mener leurs actions avec le souci d’épargner les ressources fossiles, dont la destruction est une des sources essentielle de gaz à effet de serre. De surcroît la raréfaction du pétrole, la nécessité de lutter contre les GES vont imposer des changement radicaux à nos société en terme de mode de vie. Voici donc quelques notions générales pour planter le décor.

Dans les années 90, les dirigeants politiques ont pris conscience du réchauffement climatique et de la responsabilité humaine dans ces dérèglements. Ils ont donc décidé de lutter contre ce réchauffement avec la signature du Protocole de Kyoto en 1997. Ce Protocole entre en vigueur en février 2005 : il est l’exemple d’une stratégie de réduction des gaz à effet de serre. Cette politique n’est toutefois pas sans diviser les pays industrialisés (cf. le G8 à Gleeneagles), peu enclins à remettre en cause leur modèle de croissance, et les pays du Sud inquiets pour leurs projets de développement. En 1992, lors du sommet de la Terre à Rio, les pays ont finalement reconnu la nécessité d’agir dans le cadre d’un "partenariat mondial". D’où l’adoption de la Convention-cadre sur le changement climatique à Rio en 1992, puis du Protocole de Kyoto en 1997 qui mettent en avant la volonté politique de résoudre par la coopération les effets du changement climatique. Cette politique ne va pas sans heurts car elle remet en cause les choix de développement du Nord et du Sud et posent en particulier la question cruciale de l’énergie.

En 2001, Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) a rendu public son dernier rapport. Le bilan scientifique dressé par les experts du GIEC conclut à l’existence d’une quantité croissante d’indices témoignant d’un réchauffement de la planète et d’autres modifications du système climatique.

Voici un résumé de ce rapport :

  • La température moyenne de surface (moyenne de la température de l’air au-dessus des terres et de la température à la surface de la mer) a augmenté de 0.6 °C (avec une marge d’erreur de ± 0.2 °C) au cours du 20e siècle.
  • Le réchauffement s’est produit lors de deux périodes : de 1910 à 1945 et depuis 1976 jusqu’à nos jours (et bien au-delà !). De nouvelles analyses indiquent que le réchauffement survenu dans l’hémisphère nord au 20e siècle a probablement été le plus important de tous les siècles du millénaire passé.
  • La couverture neigeuse et l’extension des glaciers ont diminué : ils ont subi une diminution probable de 10% depuis la fin des années 60.
  • Le niveau moyen de la mer a progressé entre 10 et 20 centimètres au cours du 20e siècle.

En conclusion, les conséquences du changement climatique sont appréhendées de la manière suivante :

  • augmentation des précipitations et de leur fréquence (notamment pour les fortes précipitations) dans les zones de moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère nord.
  • les épisodes chauds du phénomène El Nino ont été plus fréquents, plus durables et plus intenses depuis le milieu des années 1970.
  • dans certaines régions, notamment dans certaines zones d’Asie et d’Afrique, augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses durant ces dernières décennies.

Liste des Gaz à effets de serre et leur responsabilité sur le changement climatique :

  • Le CO2 absorbe la majeure partie de l’énergie : il est responsable de 50 % de l’effet de serre produit par l’homme. En son absence, la température serait inférieure de 40°C à la température actuelle qui atteindrait -25°C au lieu de +15°C ! La concentration de CO2 ne cesse d’augmenter dans l’atmosphère dûe essentiellement à la combustion des carburants fossiles (charbon, et dérivés du pétrole : essences, huiles…)
  • Le méthane (CH4) absorbe moins d’énergie que le CO2 mais est tout de même responsable de 19 % de l’effet de serre. Le méthane est le produit de la fermentation anaérobie (c.-à-d. sans oxygène) typique des marais, des lisiers de porcs et ruminants. Les rizières (marais aménagés) seraient responsables de la moitié de l’augmentation de production en méthane et le reste proviendrait de la croissance de l’élevage intensif. Une partie provient aussi des feux principalement en régions tropicales pour l’extension des terres cultivables, des déchets industriels et urbains dégradés par les bactéries dans les décharges et des mines de charbon ainsi que de l’exploitation et du transport du gaz naturel.
  • Les hydrocarbures fluorés ou CFC (Chlorofluorocarbonés), produits d’origine industrielle, sont responsables de 17 % de l’effet de serre,
  • Le dioxyde d’azote (N2O) est responsable à 4% de l’effet de serre.
  • La vapeur d’eau (H2O) et toute une série de composés azotés atmosphériques captent la chaleur en quantité moins importante encore (2% de l’effet se serre).
  • L’ozone (O3) est responsable de 0,8% de l’effet de serre. C’est un polluant photochimique, qui résulte de plusieurs réactions chimiques entre plusieurs polluants dits précurseurs (oxyde d’azote principalement, ainsi que des hydrocarbures ou des solvants). Schématiquement, le dioxyde d’azote laisse échapper une molécule d’oxygène sous l’effet des ultraviolets, qui se combine à l’oxygène de l’atmosphère (O2) pour former de l’ozone (O3). La pollution automobile, et surtout l’absence de vent et la chaleur des couches d’air élevées plaquent au sol ce gaz qui stagne dans les villes.

Jean-Patrick Masson, adjoint au maire


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