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O.G.M

samedi 4 septembre 2004

Les O.G.M. sont avant tout des organismes vivants qui possèdent comme tout être vivant une information génétique contenue dans le noyau de leurs cellules.
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Cette information se trouve codée sous forme d’ADN (acide désoxyribonucléique), lequel est constitué d’une suite de bases azotées. Les O.G.M. ont subi des transformations sur leurs gènes. Ces modifications génétiques ont pour but d’améliorer certaines performances ou de changer leurs physiologies. Elles peuvent être obtenues de façon naturelle par croisement ou de façon artificielle par manipulation génétique. Le résultat est identique mais dans le premier cas les organismes sont très longs à obtenir. C’est uniquement dans le second cas qu’ils sont dits O.G.M.. Ces derniers sont obtenus plus rapidement sans faire appel à la reproduction. Les O.G.M. sont souvent des plantes mais les animaux ou les cellules animales peuvent être modifiés. Il existe plusieurs méthodes pour insérer un gène dans un organisme mais généralement c’est un vecteur viral qui est utilisé ; on couple alors le gène que l’on veut insérer avec un autre gène pour vérifier si ce dernier est intégré dans le génome où il est transcrit et traduit correctement.

Les utilisations des O.G.M. sont nombreuses. On peut en différencier deux principales :  La recherche scientifique : Elle consiste à comprendre le génome humain et à savoir le décrypter. Ceci permettra de prévenir les maladies génétiques, d’ouvrir de nombreuses possibilités thérapeutiques (avec de nouveaux types de médicaments) et de créer des organismes afin de palier des carences naturelles (grâce par exemple à la production de blé dans le désert).  La production : On peut la diviser en deux domaines à savoir la production médicale et la production agronomique. En ce qui concerne la production médicale, il s’agit d’utiliser des O.G.M. pour produire soit des tissus, soit des molécules en plus grand nombre et avec plus de facilité comme l’hormones de croissance dans le lait de chèvre. Ce processus est d’ailleurs moins coûteux que le processus classique qui consiste à utiliser l’industrie pharmaceutique. Quant à la production agronomique, elle se subdivise en plusieurs parties. Tout d’abord la recherche de la productivité (plus de fruits sur même arbre) puis la recherche de nouvelles espèces (tomates imputrescibles) et enfin les hybrides pour garder un monopole (les paysans doivent acheter leurs graines tout les ans à une multinationale). Les risques dépendent souvent des pratiques et des O.G.M. utilisés ; ils sont donc multiples et spécifiques.

La politique actuelle impose un principe de précaution. Ce principe me parait le choix le plus sage car il faut du temps pour analyser et remédier aux risques que les O.G.M. pourraient engendrer. On peut s’interroger sur le soit disant principe de précaution mis en place. En toute logique, les tests devraient être menés dans des endroits confinés et protégés pour éviter tout risque de contamination et pourtant des expérimentations sont mises en place en plein champ alors que le principal problème des O.G.M. est la dissémination des gènes dans la nature. Une politique de principe de précaution correcte doit être mise en place sans tenir compte des lobbies de l’agroalimentaire. Il faudrait également une vraie information sur les O.G.M. (étiquetage, prise de risque…). Les consommateurs ont face aux O.G.M une appréhension non justifiée, ce qui permet aux industriels de détourner le problème avec l’appuis des scientifiques : le problème des O.G.M. n’est pas alimentaire comme le pensent les consommateurs mais environnemental et peut être même plus éthique. Les industriels tout comme les scientifiques pensent qu’il n’y a pas plus de risque à consommer un O.G.M. qu’un autre organisme. Une seule étude anglaise sur les pommes de terres met en évidence un risque, mais cette étude est très contestable. Je pense donc que les Verts se doivent d’expliquer le vrai problème des O.G.M. et ne pas tomber dans le tout anti-O.G.M. qui nous serait préjudiciable. Il ne faut pas non plus crier tout comme l’opinion publique à une sorte de nature idéale et bienfaitrice. Les problèmes sont tout autre et nous devons les identifier et les expliquer clairement à la population afin d’être crédibles au niveau scientifique.

Les O.G.M. peuvent être un formidable outil pour l’humanité mais ces derniers doivent encore rester dans les laboratoires pour mesurer leur dangerosité. Même si les O.G.M s’avéraient sans risque, leur commercialisation ne devrait pas être autorisée sans que la société s’interroge sur leurs utilités. On peut aussi se questionner sur la production agronomique : la productivité en Europe des organismes est déjà bien supérieure aux besoins alors pourquoi chercher à produire plus ? On peut également réfléchir sur l’appauvrissement du patrimoine génétique mondial et la possibilité d’un problème du à cette « homogénisme ».

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