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Bulletin des élus Verts, octobre 2005

TGV, étoile ferroviaire et gabegie financière....

Par Catherine Hervieu, présidente du groupe Vert

mardi 15 novembre 2005

Si les travaux de la branche Est du TGV Rhin-Rhône en sont à leurs premiers coups de pioche (du côté de Reims), les études de l’éventuelle branche Ouest (Dijon-Aisy) sont discutées dans les communes concernées sur la base d’un avant projet sommaire.
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Le coût estimatif de ce projet est déjà d’un milliard d’euros (pour l’infrastructure en tant que telle) auquel il faut rajouter sept cents millions d’euros (pour les rames et les raccordements notamment). Cette somme énorme est mettre en regard avec le gain de 7mn sur le trajet Dijon/Paris !

L’aberration de ce projet se démontre sur plusieurs plans : financier, environnemental, aménagement du territoire, économique et intellectuel ! Le partenariat financier (Etat, collectivités territoriales, SNCF, RFF) repose sur les deniers publics. Ceux-ci peuvent être employés pour une valorisation de l’existant (gare, voies), un contournement-fret de l’agglomération dijonnaise libérant ainsi des voies pour le transport-voyageurs et pour un coût largement inférieur aux presque deux milliards d’euros. Soit la rareté des fonds publics est une réalité, alors qu’on stoppe tout de suite les démarches pour cette branche Ouest. Soit les fonds publics sont moins bas qu’on nous le dit à certains moments, on peut alors faire des choix … débattus démocratiquement. Chiche ?

Pour les Verts, la priorité va à l’optimisation des TER sur les lignes existantes répondant aux besoins de la population concernée. D’autant que la crise énergétique due à la raréfaction du pétrole va toucher le transport routier de plein fouet, très vite. Anticiper cette situation passe (entre autre) par le réinvestissement dans le ferroviaire pour les courtes, moyennes et longues distances de la part de tous les partenaires : SNCF, RFF, Etat, collectivités territoriales, Europe. Si le TGV peut être pertinent dans le raccordement de certaines villes, l’obsession du gain de temps (s’évaluant à quelques poussières de minutes pour la branche Ouest) ne peut justifier à lui seul la mise en œuvre d’un projet qui va encore morceler des terres agricoles, saccager des combes et des bois du nord ouest Dijonnais (Combe Torcy, Bois du Chêne...), justifier l’implantation d’une nouvelle gare à Dijon dont le coût sera à rajouter au milliard sept cents millions d’euros de la branche Ouest. Le consensus général (politique, entreprises, administratif) est édifiant. Le député de la circonscription concernée (la 1re de Côte d’Or), après avoir émis des doutes quant à l’opportunité de ce projet, a fini par très vite rentrer dans les rangs. Le « politiquement correct » sur ce dossier important n’est pas à la hauteur des enjeux actuels en matière de transports.

Les élus Verts, s’ils font partis des majorités au Conseil Régional, au Grand Dijon, à la mairie de Dijon, n’en ont pas moins exprimé leur opposition à cette branche Ouest. La mobilisation pour contrer ce projet commence, elle doit être sur tous les plans : politique, institutionnel, associatif et sera très longue, de toute façon.

Catherine HERVIEU

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