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Bulletin des élus Verts, octobre 2005

Ne pas désespérer, lutter !

Par Catherine Hervieu, présidente du groupe Vert

jeudi 10 novembre 2005

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Le gouvernement en place depuis 2002 reste sourd aux préoccupations des citoyens. Aujourd’hui plus que jamais il faut résister afin de faire de demain un monde respectueux des personnes et de l’environnement.

Depuis au moins 10 ans, la majorité de la population, s’évertue à faire passer ce qu’il en est de ses préoccupations et inquiétudes : emploi, logement, retraites, environnement, éducation… Jacques Chirac s’était ainsi fait élire en 1995 avec le slogan « halte à la fracture sociale ». L’espoir qui a porté la gauche plurielle au gouvernement en 1997 s’est errodé avec comme points d’orgue la déclaration du 1er ministre de l’époque : « la politique ne peut pas tout » et la décision de l’inversion du calendrier électoral. Les séquences électorales 2002, 2004, 2005 sont autant de rappels des préoccupations des français et du souci qu’ils ont à constater qu’elles ne sont pas prises en compte. Qu’au contraire, les réformes, lois, décrets, et autres mesures vont à leur encontre. Notre démocratie est malade : mensonges électoraux, approche techno-administrative de la politique, mépris des experts vis-à-vis de la population, indifférence/désinvolture ( ?) face aux indicateurs signifiant le malaise (grèves, manifestations, pétitions…)…

Nous devons entrer en résistance. Résistance à la paresse intellectuelle qui ferait qu’on admette une fois pour toute qu’il n’y a de possible que le réel, c’est à dire la course à la plus-value à très court terme et la financiarisation des échanges quels qu’ils soient. Résister, c’est porter dans notre vie de tous les jours la conviction que la prise en compte des besoins de tous par le collectif est possible. Encore faut-il définir ces besoins de manière la plus démocratique possible en fonction de l’état des ressources de la planète. Des projets existent, des forums, des collectifs en discutent. Des associations, des collectivités territoriales essaient de les mettre en œuvre à leur échelon. Résister, c’est faire valoir les alternatives qui foisonnent dans les milieux associatifs, d’initiatives publiques et privées dans tous les domaines (économie sociale, économie solidaire, santé, éducations, culture, habitat….).

L’urgence sociale, environnementale et démocratique constitue le défi des décennies à venir et oblige à l’entrée en résistance de tous, partout, à la mesure des projets dont nous sommes porteurs. Le « laisser-faire du marché » mondial se heurte forcément à la multitude des savoir faire locaux et territoriaux. Ce sont ceux-ci que nous devons soutenir à l’aune des collectivités. Ainsi, la ville de Dijon étudie la fourniture en produits certifiés bio pour les restaurants scolaires via les producteurs régionaux. Le coût reste un problème tant que l’on n’aura que ce critère financier à prendre en compte dans le cahier des charges. Car au bout du bout quelle est la limite ? Le yaourt facturé 0 euros parce que produit d’attraction pour vendre d’autres produits ? Décidément, il est urgent de mettre dans les cantines dijonnaises des yaourts produits localement (moins de km pour l’acheminement), biologiquement (qualité du produit, soutien à la conversion en bio de l’élevage et l’agriculture), payés à leur valeur nutritive, sanitaire, sociale (échange équilibré producteur/consommateur). Le yaourt n’est qu’un exemple dans la restauration collective, qu’elle soit scolaire, lycéenne, universitaire, d’entreprise etc. On peut décliner cet exemple dans tous les domaines : logement, énergies, santé, transports, productions de biens… La politique dans la gestion concrète peut ainsi faire beaucoup et même… plus ! Toutefois, cela n’est possible qu’avec une implication constante de tous, cela participe de l’amélioration de la démocratie.

L’écologie politique portée par les Verts est une des nombreuses boîtes à outils proposées aux citoyens pour améliorer la vie de tous à tous les niveaux tout en tenant compte de la fragilité des ressources de la Terre à laquelle tous les acteurs du productivisme -dont nous faisons partie même malgré nous- ont contribué.

Catherine HERVIEU

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