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Débat au Grand Dijon du 18 mai 2006

Aéoport Dijon-Longvic : le projet "Renaissance"

Intervention de J-P. Masson

mardi 23 mai 2006

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Si la prise en compte des impératifs économiques est un des fondamentaux de l’action communautaire, procurer de l’emploi et des logements est au coeur de nos préoccupations.

Lorsque Didier Martin rapporte ce dossier il est certes dans son rôle mais au travers de ses propos se profile celui des zélateurs de l’aéroport et pour la première fois notre assemblée est divisée en partie du fait que nous avons un dossier visant finalement à satisfaire certains lobby au détriment des habitants de l’agglomération. Que le VP qui devrait être un rapporteur neutre sur ce dossier s’exprime en partisan déclaré de cet aéroport dans la presse n’est pas sans laisser perplexe.

Souvent vous m’avez entendu plaider pour un développement qui soit équilibré. Si l’on souhaite conserver notre qualité de vie il faut que nous agissions pour que notre action soit soutenable par tous. Chacun dans son discours agrémente celui-ci du terme Développement Durable. Et bien, je vous le dis ici ajouter au trafic militaire de la BA 102 un trafic d’origine civil n’est pas soutenable pour les dizaines de milliers d’habitants qui vont bénéficier de ces nuisances.

Etre dans une logique de développement n’a de sens, si l’on ne veut pas réitérer les erreurs du passé, que s’il prend en compte toutes les dimensions de notre action, c’est de fait un problème d’endroit où l’on fixe le curseur.

Ici, on nous affirme qu’il faut à l’agglomération dijonnaise un aéroport civil pour conforter son rôle de capitale régionale. Au delà de l’acte de foi que cela constitue, il n’est dit à aucun moment dans aucune étude que cet aéroport en zone urbaine soit le seul possible. Dôle-Tavaux et plus tard avec le TGV Bâle-Mulhouse sont d’autres possibilités qui doivent être prises en compte. Je parlais d’acte de foi, finalement c’est ce qu’est l’étude Renaissance, étude truffée d’erreurs, d’omissions et partisane, rédigée par les zélateurs de la solution unique à leurs yeux d’une extension de l’activité de Dijon-Longvic.

A la foi permettez-moi donc d’opposer la raison. Au travers de 3 séries d’arguments :

  • les premiers tiennent aux aspects environnementaux et ils ont été largement évoqués ;
  • les seconds tiennent à la logique de l’action communautaire qui si ce dossier est voté paraîtra encore plus déséquilibré ;
  • le troisième tient aux aspects sociaux, en effet verser 2,4 M€ à Ryanair revient pour certain d’entre nous à avoir d’une main lutté contre la directive Bolkenstein et de l’autre signer un gros chèque à une entreprise qui l’applique au quotidien en faisant du dumping social.

Notre développement doit être donc soutenable pour tous, dans le cas contraire notre action n’a plus de sens. Si nous votons cette délibération le message que nous enverrons, et c’est ce qui semble le plus grave, est celui d’une assemblée qui souhaite par tous les moyens l’expansion - fusse au prix de la qualité de vie de ses propres habitants. C’est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons pas voter cette délibération.

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