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Campagne présidentielle 2007

Travail, emploi, précarité

Tract des Verts Côte d’Or - janvier 2007

dimanche 28 janvier 2007

« La priorité des priorités est de revaloriser le travail. » a déclaré Nicolas Sarkozy. Mais son fidèle bras droit, J-F Copé, ministre du Budget, sait-il vraiment de quoi il parle puisque, selon lui, un « professeur certifié ou un conducteur de TGV gagnent 4100 € net par mois en fin de carrière » !
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Or LA REALITE ACTUELLE est très différente : un professeur certifié, qui débute à 1,2 fois le smic - contre 2 fois le smic il y a vingt-cinq ans - gagne en fin de carrière 2500€ net par mois. Un VRP touche en moyenne 2000€ de salaire net mensuel, un conducteur de TGV en fin de carrière 3200€. En 2004, la moitié des couples sans enfant avait un revenu mensuel (après impôts et prestations sociales) de moins de 2235€ et la moitié des familles avec deux enfants moins de 3040€. Moins de 5% des familles peuvent prétendre à des revenus disponibles supérieurs à 6000€. Mme Bettencourt (1re fortune de France) a touché en dividendes 15700 années de Smic : elle peut remercier N. Sarkozy de vouloir augmenter encore le BOUCLIER FISCAL instauré par le gouvernement Villepin. Cela lui permettra d’économiser quelques dizaines d’années de Smic supplémentaires en impôt sur le revenu.

Voilà le monde tel qu’il va et tel que la droite voudrait le voir encore aller : des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient, et des actes qui, depuis toujours, vont dans le même sens : l’accroissement des inégalités.

Pourquoi alors, Ségolène Royal s’est-elle insurgée contre les propositions de F. Hollande qui rappelait que le programme socialiste prévoit (à juste titre) de SUPPRIMER LES AVANTAGES FISCAUX accordés par le gouvernement actuel aux ménages les plus riches et que N. Sarkozy se propose encore d’amplifier ? Est-ce parce que le niveau des prélèvements obligatoires (qui incluent les impôts et les cotisations sociales reversées sous forme de prestations sociales) a atteint 45% de la richesse annuelle produite par le travail collectif des français ? Est-ce trop ?

Les suédois qui sont réfractaires à de trop fortes inégalités prélèvent un peu plus, les états-uniens qui pensent majoritairement autrement prélèvent beaucoup moins. C’est donc bien un choix politique auquel nous sommes confrontés.

LES VERTS PROPOSENT :

REVALORISER LE TRAVAIL... oui, en priorité pour ceux qui sont à la peine ! Ainsi, on compte en France au moins 1,2 million de TRAVAILLEURS PAUVRES, dont 80% de femmes qui élèvent seules un ou plusieurs enfants. C’est pourquoi nous proposons d’instaurer une prime salariale pour les personnes qui travaillent à temps partiel de façon à ce qu’un contrat de travail à mi-temps soit au minimum rémunéré 66% du Smic (650 €) ce qui correspond d’ailleurs au seuil de pauvreté en France.

Aujourd’hui une entreprise paie le même salaire horaire qu’elle embauche quelqu’un 3 heures par semaine ou 35 heures. C’est pourquoi nous proposons de revoir toute la politique de développement des services à la personne. Le PLAN BORLOO tend à développer de L’EMPLOI TRES PRECARISE sans se soucier de la durée pour laquelle une personne est employée. Et il subventionne (par des déductions fiscales) ceux qui ont les moyens de se payer ce type de services. Alors que ce qu’il faut faire, c’est accorder des subventions identiques quel que soit le revenu et les réserver aux contrats souscrits entre le particulier et une structure spécialisée associative ou entreprise privée.

N. Sarkozy et la droite (y compris Bayrou) ne cessent de mettre en cause les 35 HEURES comme cause de la faiblesse du pouvoir d’achat des salariés les moins qualifiés. C’est surtout parce que les pouvoirs publics ont mis en place des EXONERATIONS de charges sociales jusqu’à 1,7 fois le Smic. De fait, les entreprises ne sont pas du tout incitées à accorder des augmentations de salaires au-delà de ce seuil.

Nous proposons donc un changement de logique : faire porter les exonérations de cotisations sociales non plus sur les bas salaires mais sur les SALAIRES MOYENS, compris entre 1,5 et 2 fois le Smic, par exemple. Ce serait une incitation à augmenter significativement les salaires les moins élevés.

Enfin, il faut faire basculer une partie de la FISCALITE qui repose sur le travail sur des prélèvements qui taxent les ACTIVITES POLLUANTES et les découragent. Si cette fiscalité atteint son objectif (pour certaines pollutions, comme celles sur les émissions de CO2), elle sera à terme d’un rendement fiscal décroissant mais c’est parce qu’elle aura permis de faire décroître la pollution. Et durant la période de transition, elle aura permis également de rééquilibrer les prélèvements fiscaux pour alléger le coût du travail.

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