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Loi sur les OGM

Comuniqué du 13 mai

mardi 13 mai 2008

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Qui a dit : « Sur les OGM, tout le monde es d’accord : on ne peut contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque. » ?

C’est Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, le 21 septembre 2007 dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Celui-ci avait conclu à la nécessité d’une loi OGM qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.  Or 9 mois plus tard, cette conclusion est vidée de sa substance : le Parlement est appelé à voter une loi affirmant le droit et la liberté de produire et consommer avec ou sans OGM. Quel paradoxe !

Lors du débat en 1re lecture, l’amendement 252 du député Chassaigne visait à protéger les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production qualifiées sans OGM de la contamination génétique. Cet amendement correspondant pourtant aux attentes de la population, des producteurs et des consommateurs a provoqué des grands remous au sein de la majorité présidentielle de telle sorte que le Sénat l’a modifié de façon suffisamment confuse pour qu’il n’existe plus.

Pour les Verts, la loi telle que proposée, pérennise des problèmes bien connus et soulevés par de nombreuses organisations agricoles, de consommateurs, de chercheurs, d’associations environnementales, de médecins :

  • la coexistence impossible entre cultures non OGM et cultures OGM. Les agriculteurs canadiens et américains le vivent à leurs dépends.
  • les atteintes à la biodiversité alors que notre pays est actuellement au 5e rang mondial pour le nombre d’espèces menacées d’extinction (végétales et animales).
  • sur le plan de la Santé Publique : les effets des OGM sur l’homme sont insuffisamment étudiés alors que des études sur les rongeurs montrent des modifications hormonales significatives et des perturbations du système endocrinien.
  • un non-sens économique pour les agriculteurs contraints à une dépendance directe avec les multinationales semencières. A terme, c’est l’appropriation de leurs terres qui est en jeu. Ce qui se passe actuellement en Inde et en Afrique (cf. le livre de Marie-Monique Robin, le monde selon Monsanto).
  • un déni de démocratie : les populations européennes et française sont majoritairement contre les OGM (à plus de 70% pour les français) et souhaitent à tout le moins leur voir appliquer un vrai principe de précaution. Des régions comme la Bourgogne, des communes de la Côte d’Or ont déclaré leur territoire libre d’OGM, respectant ainsi l’avis de leur population. Au fait, les députés ne sont-ils pas les représentants de l’ensemble des français ?

Les Verts promeuvent la recherche sur les OGM en milieu fermé et savent que dans le domaine médical, ils peuvent être source majeures de progrès thérapeutique. Il est impératif que les études sur l’impact des OGM sur la santé humaine soient entreprises de manière transparente et indépendante.

Les Verts appellent à poursuivre la lutte pour la sauvegarde de la biodiversité et la liberté de produire et de consommer sans OGM.

Catherine Hervieu

  • Porte-parole des Verts21
  • Conseillère municipale à Dijon
  • Vice-présidente du Grand-Dijon
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