EELV-Côte d'Or EELV-Côte d'Or

Conseil Municipal du 30 juin 2008

Rapport 59 : Eco-quartier Hyacinthe Vincent. Desserte énergétique

Intervention de Catherine Hervieu

jeudi 17 juillet 2008

Envoyer à un ami
Version imprimable de cet article

Si la Ville doit devenir une référence écologique, elle doit appliquer la démarche écologique à l’ensemble de ses actions et projets. Celui de la création d’un éco-quartier à Hyacinthe Vincent en est une illustration. Dans un premier, temps, il s’agit de travailler sur la meilleure desserte énergétique de ce quartier : autrement dit, quelles sont les meilleurs solutions pour assurer le chauffage des différents bâtiments ? Celles-ci peuvent être multiples, bien évidemment, et doivent donc être étudiées. A cette fin, nous proposons une mission d’étude de 3 mois dont vous avez le descriptif et qui comportera une tranche ferme et une tranche conditionnelle et dont le coût s’élève à 30 000 euros. La ville pourrait bénéficier, au titre de cette étude, une subvention de l’ADEME et du PREMED.

Dans un 2e temps, il s’agira aussi de préciser que la démarche écologique, dans l’urbanisme, va au-delà de la question énergétique. En effet, le recours à des matériaux de construction et autres composants de finition ou de rénovation du bâti a des impacts non négligeables sur la qualité de l’air intérieur. Par ailleurs, les Verts sont pour le moins perplexes quant aux conséquences de la loi sur les « contrats de partenariats » actuellement en cours de discussion (1re lecture à l’AN le 26 juin). C’est le fameux partenariat public/privé. Il semble que tel que la loi le prévoit, les grandes entreprises du BTP et groupes financiers vont pouvoir accéder à la commande publique sans passer par les règles qui régissaient jusqu’à présent les procédures de marchés publics. Quid alors des concours d’architecture, il semble en effet que ce soit l’opérateur qui pilote l’ensemble ? Du respect des critères du cahier des charge correspondant à la volonté de la collectivité (représentative des électeurs) ?

Pour l’instant, au nom des Verts, je tiens à mettre 2 choses en avant :

  • le contexte nous commande de faire au plus vite une ville durable et écologiquement responsable tant sur le plan de son urbanisme, que celui des transports, le soutien à la relocalisation de l’économie et de la production. L’outil que nous prépare le législateur avec cette loi PPP ne correspond pas à cet enjeu. A moins qu’il ne s’agisse tout simplement de s’assurer des rentrées d’argent conséquentes garanties par les collectivités, qui plus est sur des dizaines d’années.
  • ce qui m’amène au 2e point : dans ce type de montage, la répartition financière accroît la prise de parts, nécessite des garanties et génère des surcoûts, on le sait. Je vous renvoie à la célèbre affaire des lycées d’Ile de France. Tous les édifices publics seraient concernés avec des estimations actuelles de l’ordre de 20 milliards de travaux. En paraphrasant Coluche, on peut envisager qu’au bout de 30 ans les ruines appartiennent vraiment à la collectivité qui avait initié le projet de construction et que pendant 30 ans, elle a remboursé à qui mieux mieux à qui de droit.

Pour notre part, nous restons attentifs au devenir de cette loi et veillerons à ce qu’elle ne vienne pas contrecarrer la démarche globale de faire de Dijon une ville écologique d’une part et d’affaiblir le poids de la représentation démocratique qui préside aux orientations des collectivités d’autre part.

Top
L’ours | Présentation Europe Ecologie Côte-d’Or
Plan du site | Revue de Web | Site réalisé par Oizoo avec SPIP | SPIP
Les Verts de Côte d’Or - 23, rue Saumaise 21000 Dijon