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Bien Public jeudi 4 septembre 2008

Les Verts dans la bataille

élections Sénatoriales

jeudi 4 septembre 2008

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Les Verts seront présents dans la course aux sénatoriales. Depuis plusieurs semaines déjà, Philippe Hervieu, Bernard Obriot et Rebecca Segovia sillonnent le département afin de séduire les 1 555 grands électeurs. Epaulés en cela par leurs suppléants, Christine Durnerin, Philippe Schmitt et Bruno Louis, ils tentent de croire en leurs chances de décrocher un siège. Il faut dire qu’en 1998, lors de la précédente consultation en Côte-d’Or, cette formation avait recueilli 15 voix, alors qu’elle ne disposait d’aucun édile dans notre département. Aujourd’hui les Verts affichent fièrement 13 élus.

Fondamentaux

Alors ils se disent que tous les espoirs leur sont permis. Pour autant, ils savent que l’angle de tir est bien maigre. Car le Parti socialiste a refusé de ratifier un accord global national. Un regret pour les Verts côte-d’oriens, dont le premier d’entre eux, présent lors de ces sénatoriales, Philippe Hervieu, le conseiller régional.

« Effectivement, il est dommage que nous n’ayons pas d’entente », souffle-t-il. Il est vrai que l’absence de liste commune devrait obérer toutes possibilités pour des grands électeurs socialistes de se prononcer en faveur de ces candidats. Sans compter le mode de scrutin qui n’avantage guère les petites formations et qui, accessoirement, confère à la droite une domination sans partage sur le Sénat, depuis 1958. C’est pour cette deuxième raison qu’ils estiment que la Haute Assemblée représente péniblement les régions et les citoyens. Voilà pourquoi ils se voient contraints de centrer leur campagne sur leurs fondamentaux. En l’espèce, même si cette consultation ne concerne en rien le corps électoral traditionnel, ils tiennent des réunions publiques.

Ainsi ce soir, ils seront à Bligny-sur-Ouche et mardi 16 septembre au nouveau gymnase du quartier Junot, à Dijon. « On nous pose beaucoup de questions sur les préoccupations du moment. Les gens ont l’impression d’être des laissés-pour-compte ! » déplore Bernard Obriot.

Car les Verts appuient là où ça fait mal. Ils évoquent l’urgence écologique d’une politique généraliste des transports, les prix des matières premières et en particulier des carburants, ou encore le thème des pesticides. Autant de sujets au cœur de tous les débats. « C’est vrai, ce sont des choses dont on parle partout. Donc on voit bien qu’il faut donner un débouché politique à cette pensée écologique, renchérit Philippe Hervieu. Quand nous en parlions, il y a 20 ans, nous avions raison. Ce n’était pas une simple vision d’écologistes attardés ! »

L’âge des prétendants

En attendant, l’élu du conseil régional promet d’abandonner ce mandat au cas où son nom sortirait des urnes. Quant à la composition de leur liste, les Verts jurent avoir recherché une cohérence relative aux territoires de la Côte-d’Or et à la catégorie socioprofessionnelle des prétendants. A ce sujet, à 69 ans, Bernard Obriot, retraité de l’ex-groupe industriel Usinor, était le maire de Neuilly-lès-Dijon jusqu’au mois de mars dernier.

Rebecca Segovia est, elle, la benjamine de ce trio. A 32 ans et mère d’un enfant, cette agricultrice élève des vaches limousines dans le Val de Saône. Et concourir dans l’accession au Sénat ne l’intimide pas. « Pour moi, c’est une découverte et je n’ai aucun stress », commente-t-elle, très détachée. Elle est déjà adjointe au maire de Flagey-lès-Auxonne.

Cela dit, force est de constater que son éventuelle arrivée au Sénat rajeunirait sérieusement un hémicycle que d’aucuns qualifient de peu moderne.

Christophe MORINEAU-COOKS

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