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Conseil de Communauté du 12 novembre 2008

LGV Rhin-Rhône

Intervention de Catherine Hervieu sur le rapport n°12

jeudi 20 novembre 2008

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Monsieur le président, Chers collègues

Alors que les déplacements tels que les offrent les LGV de grandes cités à grandes cités sont sur ce type de distance des plus pertinents, nous devons constater que la mise en œuvre de celle qui nous concerne est, quant à elle, des plus laborieuses. En témoigne ce rapport. A plusieurs reprises sur d’autres dossiers, j’ai eu l’occasion, au nom des Verts, de souligner que la méthode consistant à mettre en compétition les territoires sur les projets servant la population au plus large n’est pas une bonne méthode. L’Etat et RFF grands ordonnateurs de travaux sans les finances qui vont avec ont beau jeu de solliciter les avis des financeurs. C’est d’ailleurs la moindre des choses. Alors du coup, chacun y va de son couplet légitime, de ce qu’il peut mettre au pot, de l’intérêt de son territoire et de sa population. C’est légitime et normal me direz-vous. Certes, pour autant vu l’impact environnemental des travaux pour faire une LGV, l’importance des coûts, les conséquences en terme de déplacements, d’échanges, d’attractivité pour les villes desservies… la méthode de la mutualisation permettrait gain de temps et d’argent. Le Jura veut être desservi, de même que la capitale de la Bourgogne ? De la même façon que le TCSP ossature forte n’aura de sens qu’avec le maillage des lianes et autres lignes de bus sur l’agglomération dijonnaise, de la même façon, les LGV doivent être pensées avec la complémentarité TER, indispensable au maillage fin des territoires.

Enfin, il y aurait une aberration si cette infrastructure ne dessert pas Dijon. Aberration financière pour les dijonnais et les bourguignons, aberration quant à l’aménagement du territoire qui ferait que la LGV tangenterait une agglomération de 250 000 ha et négligerait les connexions TER qui en découleraient. Ainsi, la deuxième phase des travaux de la branche Est doit effectivement se réaliser au plus vite, ne serait-ce qu’en terme d’efficacité et de cohérence des services rendus à plus de 2 millions de personnes vivant sur les territoires desservis de Mulhouse à Dijon. Dernière remarque : dans la présentation du rapport, il nous est indiqué les préférences de RFF dans ses hypothèses de travail sur la branche Sud, notamment la création de 2 gares nouvelles que nous espérons ne pas êtres des gares de type « betteraves ».

Catherine Hervieu


Voir l’intervention de Catherine Hervieu

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