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Quelle place pour le végétal dans notre ville ?

Par Christine Durnerin

lundi 22 décembre 2008

La ville de Dijon est membre du Conseil d’Administration du Conseil National des Villes et Villages Fleuris. Lors des 12es assises des villes et villages fleuris, Christine Durnerin a présidé un atelier de travail traitant de la relation "végétal / lien social".
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Créé en 1959, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris s’est donné pour objectif premier d’embellir la France au sortir de la guerre. Après la reconstruction, il semblait nécessaire de fleurir les villes et villages pour renforcer leur attractivité et promouvoir le tourisme.

Dès sa naissance, le CNVVF et parfois les comités départementaux et régionaux du tourisme organisent des concours de fleurissement à différentes échelles (1re et 2e fleur pour l’échelon départemental, 3e et sélection pour la 4e fleur à l’échelon régional et 4e fleur et label Fleur d’Or à l’échelon national).

Si de nombreuses disparités existent dans l’attribution des fleurs, les critères de leur obtention se sont complexifiés au cours du temps. Le fleurissement proprement dit ne compte que pour 50 % de la note. Propreté urbaine, intégration paysagère du mobilier urbain (notamment des panneaux d’information et publicitaires), politiques environnementales (gestion des déchets, gestion de l’eau, qualité de l’air...), politiques d’aménagement urbain, gestion environnementale des espaces verts, programmes pédagogiques... Autant d’éléments intégrés à l’évaluation. Ainsi l’obtention d’un label du C.N.V.V.F. devient l’affaire de tous les services de la ville.

Tous les deux ans, le CNVVF organise ses assises. Tenues à Vannes à la fin du mois de novembre, Les 12es assises des villes et villages fleuris ont donné lieu, durant deux jours, à des ateliers de travail très enrichissants tant par l’intérêt des problématiques abordées que par la diversité des intervenants. L’ensemble était passionnant : de l’étude sur les attentes des habitants par rapport aux espaces verts, à la présentation des actions de la Ville de Menton (le détour semble en valoir la peine), de la découverte du prix LivCom Award à celle du fonctionnement de jardins partagés, il y avait à « prendre » partout et pour tous. Pour autant certains trouvaient que le « fleurissement » se diluait dans des approches beaucoup plus larges.

De ces conversations ont surgi quelques interrogations : Le fleurissement et le concours mis en place par le CNVVF depuis 1959 doivent-ils inéluctablement évoluer ? Le fleurissement aujourd’hui ne doit-il pas être intégré à une réflexion globale d’aménagement urbain ? Il semblerait en effet que le fleurissement ne puisse plus se penser sans prendre en compte son intégration urbaine et que l ’aménagement d’une ville ne se conçoive plus sans réfléchir à l’incorporation du végétal, le plus en amont possible.

Certes, certains résistent et souhaitent voir perdurer la valorisation touristique des communes par le biais de la qualité de leur fleurissement. Toutefois, la prise en compte des problématiques environnementales tenait une place importante dans les discours. L’enjeu étant de faire comprendre aux communes qu’un fleurissement de qualité ne se résume pas à la profusion et au spectaculaire. L’adaptation des essences aux réalités locales (sol, climat, histoire..), la qualité environnementale de la gestion des espaces verts, leur intégration dans le tissu urbain, leurs implications sociales sont des éléments qui tendent à devenir de plus en plus importants aux yeux de nombre de participants aux dernières Assises.

Siéger au Conseil d’Administration du C.N.V.V.F. permettra à la ville de Dijon de pousser à cette évolution nécessaire.

Christine Durnerin

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