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L’Eco-PLU de Dijon, le SCoT du Dijonnais : ce que nous voulons en faire !

Jean-Patrick Masson

mardi 10 février 2009

60 000 hectares de terre sont grignotées chaque année pour l’aménagement urbain et la construction, ce qui augmente la quantité des zones artificialisées. Protéger la biodiversité les paysages, les ressources en eau, en énergie, limiter les émissions de gaz à effet de serre, sont des nécessités dont on parle beaucoup aujourd’hui. Elles nous imposent de mieux gérer nos territoires, de lutter contre l’étalement urbain et de réfléchir à la ville que nous voulons pour demain.
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Le PLU et le SCOT sont des outils de planification urbaine. Ils doivent nous permettre de gérer les problèmes qui se posent au territoire. C’est pourquoi, nous nous investissons dans l’élaboration de ces documents qui auront une valeur réglementaire, c’est à dire qu’ils pourront s’opposer à des décisions (de construction et d’aménagement par exemple...) qui ne respecteraient pas leurs prescriptions.

Plus concrètement, l’Eco-PLU de la ville de Dijon et le SCOT permettent de décider aujourd’hui comment nous allons organiser notre ville, notre territoire, mais aussi protéger notre environnement, nos ressources... De nombreux domaines qui font partie des délégations des élus Verts de la ville de Dijon, sont concernés.

Quelques exemples :

Lutte contre l’étalement urbain

C’est un souci majeur et nous le soulignions au travers de ce chiffre : 60 000 hectares de terres grignotées chaque année. Ce rythme ne cessant de s’accroître, que restera-t-il des territoires naturels et agricoles d’ici quelques années ? L’étalement urbain pose des problèmes environnementaux majeurs : destruction de la biodiversité, des terres agricoles, des paysages, épuisement des ressources, production de gaz à effet de serre du fait de la multiplication des déplacements... Nous souhaitons inscrire, tant dans le SCOT que dans le PLU, des objectifs chiffrés de réduction de la consommation d’espace, afin de limiter le mitage de nos campagnes par des constructions au coup par coup, en privilégiant l’aménagement de zones habitables à proximité des axes de transport en commun. Il faut une prise en compte forte du périurbain afin de lui garder ses qualités de zones agricoles de fonction, par la prise en compte de la valeur des terres agricoles, de la ressource en eau. Un moratoire de l’extension urbaine afin de conserver une agriculture qui permette les circuits courts entre procducteurs et consommateurs. Les problématiques de densité doivent se chiffrer en nombre d’habitants au km2 ou à l’hectare et non pas en nombre de logements. Le territoire doit se définir par rapport à l’humain et non pas par rapport au bâti.

La mobilité

Responsable d’une partie importante des émissions de gaz à effet de serre, de l’encombrement de nos villes, il est soughaitable de diminuer la place de l’automobile dans notre quotidien, pour valoriser et rendre plus confortable celle de l’humain. Nous travaillons à l’amélioration des transports en commun et de leur efficacité : plus nombreux, plus performants, ils permettront l’intermodalité, c’est à dire de passer du train, au bus, ou au vélo le plus naturellement possible.

20 000 Euros, c’est le coût d’un box de stationnement. C’est aussi le prix d’une pièce de 10m2 supplémentaire dans un logement !

C’est pourquoi, nous souhaitons fixer des règles de stationnement strictes lors des constructions de locaux d’activité et de logements. Il s’agit donc de construire un nombre restreint de stationnements en silos qui présentent un avantage, si dans les décennies à venir, la place de la voiture venait à diminuer de manière importante, de pouvroir être reconvertis pour un autre usage. Cette évolutivité est complètement exclue pour le parking souterrain. Pour les locaux d’activité, aucune règle de stationnement ne doit être prévue et la construction en hauteur autorisée. Cela aboutira à une économie de l’espace et permettra la régulation par le prix du foncier. Il faut par ailleurs limiter le stationnement dans les zones bien desservies par les transports en commun, parce que nous ne pouvons plus aujourd’hui nous permettre d’utiliser notre véhicule individuel, là où les transports en commun sont tout aussi performants.

L’habitat :

La ville Dijon et le territoire du Dijonnais, ont besoin de logements nouveaux pour répondre à une demande croissante, pour favoriser leur développement économique et leur dynamisme démographique. Là encore une question environnementale est majeure, car le secteur du bâtiment est un gros consommateur d’énergie et fortement producteur de gaz à effet de serre. La mauvaise isolation des bâtiments en est le principal responsable. L’Eco-PLU de la ville de Dijon nous permet, et nous travaillons dans ce sens, de favoriser les constructions et les réhabilitations de Haute Qualité Environnementale3 et basse consommation (BBC). Les différents projets d’éco-quartiers, notamment le « Grand-Sud » sur les terrains militaires de l’avenue Jean Jaurès, seront des exemples de construction soucieuse de sa qualité, de son respect de l’environnement et du bien-être des habitants. Les nouveaux quartiers dans leur conception et dans leur fonctionnement doivent être la préfiguration des améliorations à apporter à tous les quartiers de la ville pour permettre leur évolution vers une ville agréable à vivre, économe en énergie et sobre dans l’utilisation des ressources nécessaires à son fonctionnement.


Quel Eco-PLU voulons-nous pour demain ?

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