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Conseil Municipal du 14 décembre 2009

Prendre en compte le patrimoine industriel de Dijon

Intervention de Catherine Hervieu sur la reconversion des minoteries Dijonnaises

mercredi 16 décembre 2009

"Réhabiliter plutôt que tout raser pour tout reconstruire" est la proposition faite par Catherine Hervieu concernant la reconversion des minoteries dijonnaises. Evaluer l’empreinte écologique de la destruction et de la reconstruction ; valoriser l’histoire industrielle, sociale et ouvrière de Dijon sans oublier de considérer l’impact visuel... Autant d’éléments à prendre en compte avant tout travail de réhabilitation du quartier...
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Monsieur le Maire, chers collègues,

Cette délibération propose une concertation et information concernant la « reconversion des friches militaires « Etamat », « Petit Creuzot », « Bonnottes » et des anciennes minoteries dijonnaises » .

Je propose quelques pistes qui devraient nourrir la concertation :

On parle ici de reconversion de friches militaires et industrielles, concernant notamment les minoteries dijonnaises. Nous souhaitons axer la reconversion avec la prise en compte des bâtiments existants : réhabiliter plutôt que raser pour reconstruire.

Plusieurs raisons me poussent à faire cette proposition :

La réutilisation de structures existantes, en les adaptant et les transformant, n’est pas beaucoup plus coûteuse que le coût d’une destruction puis de la reconstruction de bâtiments neufs. Plusieurs cabinets d’architectes spécialisés dans la réhabilitation de sites industriels l’affirment et le démontrent.

Qui plus est, sur le plan écologique, l’opération est très rentable. L’évaluation des opérations d’urbanisme et de construction ne doit pas se faire uniquement du point de vue économique, mais en prenant également en compte leur empreinte écologique. La réhabilitation équivaut à la diminution des déchets, des matériaux de construction nécessaires... Dijon, référence écologique se doit de prendre en compte chacun de ces aspects.

D’autre part, la ville de Dijon a une histoire industrielle importante, qui confirme son dynamisme sur ce plan. Et pourtant le patrimoine lié à cette histoire est souvent méconnu. Nous pensons aux fameux cycles Terrot – l’avenir du site du boulevard Voltaire sera sans doute prochainement l’objet de débats. Dijon, ville de gastronomie, a aussi un patrimoine de l’industrie agro-alimentaire : les usines rue de Mulhouse et celles de la biscuiterie Pernot. Cependant ces sites sont peu connus et peu valorisés. Quant aux minoteries dijonnaises, ce site important de l’histoire de Dijon mérite que l’on s’y arrête. Marqueur visuel du paysage dijonnais : il annonce lorsque l’on arrive de Beaune l’entrée dans la ville. Il est une mémoire sociale, ouvrière, industrielle : il appartient au patrimoine industriel de la ville.

Changeons de regard sur ce bâtiment et réfléchissons à son intégration urbanistique, en appelant à un projet architectural audacieux lui donnant une nouvelle vie et manifestant du dynamisme économique et industriel de la ville.

Bref, vous l’aurez sans doute compris : évitons le gâchis qui a fait disparaître le bâtiment de l’ancien hôpital Hyacinthe Vincent. Son architecture originale de l’époque de sa construction offrait un vrai défi de rénovation architecturale et urbanistique. La question des coûts est à estimer en fonction des priorités qui sont données et ne doit pas être une fin de non recevoir en soi.

En France et dans le monde, des architectes et des urbanistes ont offert une nouvelle vie à des silos à grain en plein coeur des villes : Belgique, Québec, sans oublier les Moulins de Pantin dont on loue en ce moment même l’audace.

Retrouvez la vidéo du Conseil Municipal du 14 décembre 2009


Des truction des minoteries dijonnaises 1 Destruction des Minoteries Dijonnaises

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