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mercredi 28 avril 2010

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Idée reçue n°1 : « Le Bio est un label commercial dont les exigences sont réduites »

L’agriculture biologique est un mode de production agricole qui interdit l’emploi de produits chimiques de synthèse (engrais chimiques, pesticides) et d’OGM et vise à respecter au maximum l’équilibre naturel entre les animaux, les plantes et leur milieu (sol, climat…). Reconnue depuis 1981 en France, elle repose sur des principes éthiques qui sont à la fois écologiques, sociaux et économiques. Ces principes sont traduits dans un cahier des charges qui obéit à la réglementation européenne et encadre non seulement la production, mais aussi le stockage, la transformation et l’étiquetage des produits. Des organismes de contrôle indépendants vérifient plusieurs fois par an que ce cahier des charges est respecté par les différents opérateurs.

Idée reçue n°2 : « Les agriculteurs ne veulent pas faire du bio »

Quelques chiffres montrent que de plus en plus d’agriculteurs souhaitent faire du bio. En 1999, 22 fermes occupaient une surface agricole de 22 000 ha en Côte-d’Or. En 2008, 165 fermes recouvrent 8500 ha. L’accès au foncier agricole reste un frein majeur à l’installation de nouveaux producteurs bio. Plusieurs causes expliquent cette difficulté : l’artificialisation croissante des terres, 160 ha disparaissent chaque année sous le béton en France, soit un département de taille moyenne tous les 10 ans ; l’agrandissement des cultures agricoles existantes qui a pour conséquences une baisse de l’emploi agricole ; l’hyperspécialisation des cultures au détriment des autres productions (maraîchage notamment) et des systèmes de polyculture-élevage qui sont pourtant de bien meilleurs garants d’un équilibre agronomique et écologique.

A l’issue ce ce constat, un collectif s’est créé en juin 2009 sous le nom d’Urgence Bio 21,] né de la volonté de diverses associations, collectifs et individus de faire avancer le débat autour des problématiques de l’agriculture biologique de proximité. Son objectif est de mener des actions pour favoriser l’installation de nouveaux producteurs en agriculture biologique en Côte d’Or pour permettre la mise en adéquation de l’offre et de la demande de produits agricoles biologiques locaux.

Car la demande est très importante : 1000 familles sont en ce moment même sur liste d’attente d’une AMAP. La situation est identique au niveau français : l’Agence Bio estime qu’en moyenne 30% (en valeur) des produits bio consommés en France en 2008 viennent de l’étranger. Or pour des raisons économiques et écologiques et énergétiques, il est préférable de favoriser les filières courtes et de consommer, autant que faire se peut, des produits locaux.

Idée reçue n°3 : « La conversion au bio a un coût important à la charge de l’agriculteur » :

Certes, la conversion d’une une agriculture conventionnelle vers l’agriculture bio a un coût. Cependant, les agriculteurs qui veulent produire biologique peuvent bénéficier : d’une aide à la conversion, dans le cadre du Programme de Développement Rural 2007-2013. Cette aide est versée pendant 5 années et son montant varie de 100 € à 900 €/ha/an selon le type de production, avec un plafond par exploitation (multiplié par 3 pour les GAEC) variable selon les régions ; d’un crédit d’impôt, d’un montant égal à 1200 €, majoré de 200 € par hectare bio (dans la limite de 800 €). Ces chiffres seront doublés pour la déclaration 2010 ; d’aides complémentaires (certification, aide au maintien, investissements...) mises en place par de nombreuses régions, départements et Agences de l’Eau (voir www.agencebio.org, rubrique Bio mode d’emploi).

Idée reçue n°4 : « Pendant la période de conversion, les produits ne peuvent porter le label bio et sont donc des « sous-produits »

Le règlement CE 834/2007 et son règlement d’application 889/2008 encadrent le mode de production biologique « du champ à l’assiette ». Ils précisent notamment la durée de conversion pendant laquelle la production ne peut pas encore être vendue avec la mention « agriculture biologique » : deux ans avant ensemencement pour les cultures annuelles, trois ans avant la récolte pour les cultures pérennes. Pour les animaux, le temps de conversion est variable suivant les espèces, allant de six semaines (pour les oeufs) à 12 mois (pour les bovins et les équidés).

Durant, cette période les cultures sont dites « en conversion » et cette période indispensable ne peut que valoriser les efforts faits pour mettre en place une production de qualité et respectueuse de notre environnement et de la santé. D’ailleurs, les AMAPS se sont constituées sur la base du partage des risques inhérents à toute production agricole même bio (météo notamment) entre les producteurs et les consommateurs ; de même que sur la base du soutien à la conversion en bio du producteur assumée par les consommateurs amapiens.

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