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CM du 18 avril 2011 - Carte scolaire

L’objectif du gouvernement : un service minimum d’éducation !!!!

Intervention de Catherine Hervieu

lundi 16 mai 2011

La Réforme Générale des Politiques Publiques organise la pénurie et le dysfonctionnement de la scolarisation : fermeture de classes, fermeture de postes d’enseignants tandis que le nombre d’élèves augmente, non-remplacement des enseignants malades, suppression des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficultés (RASED)... Catherine Hervieu dénonce le seul objectif poursuivi par le gouvernement : aboutir à un service minimum de l’éducation...
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Monsieur le Maire, chers collègues,

Avec les mesures de la carte scolaire pour la rentrée 2011 présentées par l’Inspecteur d’Académie, nous entrons dans le vif des conséquences de la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Complètement découplée de ce que devraient être de vrais services publics auprès de la population, la RGPP, sous couvert d’équilibre des finances publiques, traduit délibérément que ces services publics, ainsi que les emplois qui vont avec, sont les vraies variables d’ajustement des orientations libérales.

Le contexte de crise qui « justifie » la RGPP et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux fait peser sur la scolarité des enfants une pression bien au-delà de ce qu’elle doit être, pression véhiculée par les familles et par les différents acteurs, véhiculé de même par un discours dominant qui individualise les parcours scolaires, les parcours de formation et professionnels.

Il faut lever l’hypocrisie du discours du gouvernement : celui-ci a pour objectif d’arriver à un service minimum d’éducation et développer l’individualisation des parcours dans une logique consumériste. L’organisation de ces parcours repose de plus en plus sur des valeurs de compétition, de consommation avec l’exacerbation de la loi du plus fort. Bien loin des valeurs de solidarité, de justice sociale, d’égalité pour lesquelles Europe Écologie Les Verts a choisi de s’impliquer dans les politiques publiques. Bien évidemment, on ne saura jamais traduire en chiffres la richesse issue d’une éducation de qualité des enfants. Pour autant, nous savons tous que les enfants mal ou non scolarisés, mal ou non accompagnés tout au long de leur éducation et formation deviennent un problème posé à l’ensemble de la société.

Ce processus touche l’ensemble du pays. Pour Dijon, la suppression des postes cumulés depuis des années organise la pénurie et le dysfonctionnement - n’ayons pas peur de le dire - de la scolarisation, renforcée aussi par la réforme de la formation des professeurs des écoles : enseignants malades non remplacés, turn-over important des enseignants dans les classes, dégradation des services psycho-pédagogiques et de soins du fait, entre autre, de la suppression des postes d’enseignants spécialisés dans le handicap et la grande difficulté scolaire.

La politique nationale de fermeture des postes d’enseignants a aussi des conséquences sur les postes municipaux au sein des écoles. Même si le nombre d’enfants scolarisés reste stable,voir augmente comme dit dans le rapport pour Dijon, c’est le critère nombre de classes qui s’applique.

Que peut la municipalité pour ses écoliers et pour résister à ce processus ?

Nous venons de voter les taux. Une partie des impôts locaux sont dédiés aux élèves dijonnais de même que dans le fonctionnement important des écoles : rénovation des bâtiments, matériel informatique, restauration, animation péri-scolaire... La qualité de l’accueil des écoliers dijonnais dans le cadre de ses compétences doit être maintenue par la Ville.

Nous savons aussi que la majorité des communes et autres collectivités de ce pays sont confrontées au délitement du service public d’Éducation et leurs conséquences (écoles, collèges, lycées) N’y a-t-il pas là de quoi organiser une grande mobilisation où les collectivités seraient aux côtés des fédérations de parents d’élèves, des organisations enseignantes, des associations d’éducation populaires et pédagogiques, des partenaires habituels de la communauté éducative etc... afin d’instaurer les vraies conditions d’un débat public réellement démocratique sur le devenir et l’amélioration du service public d’Éducation ? Nul doute que beaucoup s’y impliquerait.

Catherine Hervieu


Retrouver l’intégralité du Conseil Municipal du 18 avril 2011

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