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CONSEIL de COMMUNAUTE du 21 avril 2011

Un partenariat public-privé pour des bus hybrides ?

Intervention de Catherine Hervieu

mardi 21 juin 2011

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Monsieur le Président, chers collègues,

Quelques remarques sur ce rapport qui a fait l’objet de débats lors de la commission déplacements :

  • la terminologie « biocarburants » introduit de la confusion : les huiles végétales pour le gasoil constituent en fait des agrocarburants dont la production concurrence sérieusement la production alimentaire de part l’occupation des sols que cela génère d’un côté et la nature même de la production qui est intensive avec le recours aux intrants chimiques.
  • Nous entendons bien le souci d’équilibre financier mais nous restons dubitatifs sur le peu d’intérêt à investir dans une station gaz sur le nouveau dépôt. Au moment où nous nous engageons dans le Plan Climat Énergie, il y avait de quoi finaliser cette option en développant ainsi une filière méthanisation à partir des déchets organiques locaux. Cela éviterait ainsi leur incinération et permettrait l’allègement du bilan carbone de l’ensemble de la filière fourniture de carburants. Certes, la réglementation ne facilite pas forcément ce type d’application mais à l’instar de ce qui se fait à Lille Métropole, le Grand Dijon pourrait tout de même maintenir cette orientation en ne mettant pas tous les bus dans le même panier énergético-industriel. Il faut aussi souligner qu’en ce moment même Strasbourg est en train d’abandonner les bus hybrides pour recourir aux bus à Gaz Naturel de Ville.
  • Concernant les énergies fossiles, c’est un peu spécieux de dégager des comparatifs qui feraient pencher résolument pour telle ou telle selon des critères environnementaux et de moindre pollution. C’est donc à prendre avec grande prudence. Les normes, dont celle EURO, nous guident bien sûr. Pour autant, il est notoire que le diesel -pour lequel la France s’est singularisée pour des raisons à la fois historiques et industrielles- génère des problèmes de santé publique du fait des rejets de particules spécifiques.
  • Argumenter sur les coûts du Gaz Naturel de Ville versus ceux du gazole pour un investissement important dans la durée est difficilement crédible : la spéculation sur les ressources fossiles dans le système actuel va bon train et elle sait très bien jouer des ressources entre elles. La prédiction à 5/10 ans concernant les prix du gaz et du pétrole reste de l’ordre des hypothèses. Mise à part que leur augmentation structurelle et exponentielle se poursuivront, on le sait tous.
  • Pour finir : il faut bien sûr renouveler la flotte de bus. Le contrat de partenariat public-privé pour le renouvellement apparaît dynamique. Vu son ampleur, sa durée et afin de le maintenir au niveau de la qualité annoncée, nous devons nous assurer d’un suivi annuel, touchant aussi bien la partie technique que la partie énergétique sans oublier évidemment le volet financier. Si l’évaluation préalable est bien mis en avant dans le rapport, l’évaluation régulière dans la durée nous apparaît tout aussi primordiale.

Catherine Hervieu

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